PLAT À L'ARCHER. Perse, 9  -10  siècle.
Scène de divertissement princier : un personnage debout, en vêtement ocellé, portant une couronne, bande son arc en direction d'un oiseau. Un deuxième oiseau gît au sol. Une aiguière et une coupe de vin sont posées sur un meuble évoquant un tracé graphique. À ses pieds, une fleur ou un arbre discoïde.La pratique de la chasse fut le passe-temps favori des princes. Pratiquée généralement, en expédition à cheval, et sur de longues périodes, où elle était associée à l'exercice militaire et aux mouvements de la cavalerie, la chasse pouvait aussi, comme dans ce plat, avoir lieu dans des jardins réservés, à l'image desparadesion de l'Antiquité. Elle est alors plus directement associée au festin,réunissant chasse, chant, vinet joutes poétiques.  Le vin est, semble-t-il, servi dans une vaisselle de luxe laissant transparaître sa couleur.
L'ensemble du décor n'est pas sans rappeler un poncif poétique arabo-persan, richesse, adresse, plaisir, nature et grand vin.© Images de Tunisie — watermarked preview

Photos from the same series

GRANDE JARRE  À DÉCOR ' CÉRÉMONIEL '. Al-Djézirah (Nord de l'Iraq), fin de l'époque abbaside, 12  -13  siècle.
Pâte argileuse, décor à la barbotine, modelé et estampillé. Une technique, connue dès l'Antiquité, qu'on retrouve au tout début de l'ère abbaside (750-1258), dans une poterie comparable mais moins spectaculaire et au rendu plus naïf. Ici l'ornementation est très dense. Elle couvre l'ensemble de la pièce et met en relief des figures couronnées, des protomés de lion, des personnages superposés et des motifs en arabesque. Le rendu recherché, fin et précis est comparable aux fines ciselures de l'orfèvrerie. La monumentalité confère à la pièce encore plus d'expressivité. Le thème est rare et non dépourvu d'étrangeté. Il  évoque une scène de rassemblement cérémoniel, en grande pompe, se déroulant sous la bienveillance de figures protectrices flanquées de lions. S'agit-il d'une symbolique royale ou d'une réminiscence de l'ancien culte oriental de la déesse-mère? Les visages "aplatis", aux contours pleins et ronds comme la lune, les sourcils et les yeux particulièrement étirés, les lèvres menus légèrement esquissées, font sans doute écho aux descriptions de la beauté dans la poésie classique arabe et persane. Ces figures ne sont d'ailleurs, ni réelles, ni réalistes. L'objet n'est que l'idée de l'objet, un visage est une pure idée du visage.  Une oeuvre singulière à classer parmi les rares survivances d'une expression orientale de la "sculpture". Elle témoigne de la force d'un courant iconophile (passionné d'images) et iconosophe (spiritualisant la figuration) dans l'art arabe et musulman à la fin de son premier "âge d'or". - Musée Lella Hadria à Djerba ExplorePLATEAU DE BALANCE AU CAVALIER
Mésopotomie (Irak),12  - 13  siècle. Cuivre et traces d'argent.
La pièce, percée de trois trous de suspension, est finement ciselée. Au centre, un cavalier vu de face, à la figure nimbée d'une auréole, accompagné de son lévrier. Il est entouré de spires renforçant la position dynamique du cheval et du lévrier. Tout autour, une dernière frise en caractère cursif 'naskhi', aux courbures accentuées, tapissée des mêmes spires. Elle livre, partiellement, un verset du Coran se référant au thème de la 'juste balance'. Sur la dernière frise, une sphinge, corps de félin ailé et tête de femme, et une suite d'animaux passant, liés au thème de la chasse: lion, guépard, cerfs, antilope, lévrier.
Si la relation est évidente entre la balance et le passage du Coran, l'association entre divers thèmes, tels que la mesure, la parole divine, une créature fabuleuse, un cavalier auréolé et une scène de chasse paraît incongrue. Elle trouve cependant sa cohérence dans la dimension ornementale d'une oeuvre plaisante au regard, et la réussite d'un beau mouvement dynamique. Dans de nombreuses pièces de l'art arabe et islamique, il ne faut chercher ni symbole, ni 'horreur du vide', mais souvent, simplement, un décor pour le décor, au sens le plus fort d'un art pour l'artMIROIR EN BRONZE 'AÏNÉ '. 
Khorassan, 13  siècle.
Au centre, décor de chimères adossées : corps de fauve ailé et figure humaine couronnée.
Tout autour une inscription bénédictoire en écriture dite 'coufique' : "Gloire et pérennité, succès  et splendeur, élévation et louange, félicité et grandeur, souveraineté et prospérité, puissance et don de Dieu à son possesseur éternellement ".
GRANDE JARRE  À DÉCOR ' CÉRÉMONIEL '. Al-Djézirah (Nord de l'Iraq), fin de l'époque abbaside, 12  -13  siècle.
Pâte argileuse, décor à la barbotine, modelé et estampillé. Une technique, connue dès l'Antiquité, qu'on retrouve au tout début de l'ère abbaside (750-1258), dans une poterie comparable mais moins spectaculaire et au rendu plus naïf. Ici l'ornementation est très dense. Elle couvre l'ensemble de la pièce et met en relief des figures couronnées, des protomés de lion, des personnages superposés et des motifs en arabesque. Le rendu recherché, fin et précis est comparable aux fines ciselures de l'orfèvrerie. La monumentalité confère à la pièce encore plus d'expressivité. Le thème est rare et non dépourvu d'étrangeté. Il  évoque une scène de rassemblement cérémoniel, en grande pompe, se déroulant sous la bienveillance de figures protectrices flanquées de lions. S'agit-il d'une symbolique royale ou d'une réminiscence de l'ancien culte oriental de la déesse-mère? Les visages "aplatis", aux contours pleins et ronds comme la lune, les sourcils et les yeux particulièrement étirés, les lèvres menus légèrement esquissées, font sans doute écho aux descriptions de la beauté dans la poésie classique arabe et persane. Ces figures ne sont d'ailleurs, ni réelles, ni réalistes. L'objet n'est que l'idée de l'objet, un visage est une pure idée du visage.  Une oeuvre singulière à classer parmi les rares survivances d'une expression orientale de la "sculpture". Elle témoigne de la force d'un courant iconophile (passionné d'images) et iconosophe (spiritualisant la figuration) dans l'art arabe et musulman à la fin de son premier "âge d'or". - Musée Lella Hadria à Djerba ExploreGRANDE JARRE  À DÉCOR ' CÉRÉMONIEL '. Al-Djézirah (Nord de l'Iraq), fin de l'époque abbaside, 12  -13  siècle.
Pâte argileuse, décor à la barbotine, modelé et estampillé. Une technique, connue dès l'Antiquité, qu'on retrouve au tout début de l'ère abbaside (750-1258), dans une poterie comparable mais moins spectaculaire et au rendu plus naïf. Ici l'ornementation est très dense. Elle couvre l'ensemble de la pièce et met en relief des figures couronnées, des protomés de lion, des personnages superposés et des motifs en arabesque. Le rendu recherché, fin et précis est comparable aux fines ciselures de l'orfèvrerie. La monumentalité confère à la pièce encore plus d'expressivité. Le thème est rare et non dépourvu d'étrangeté. Il  évoque une scène de rassemblement cérémoniel, en grande pompe, se déroulant sous la bienveillance de figures protectrices flanquées de lions. S'agit-il d'une symbolique royale ou d'une réminiscence de l'ancien culte oriental de la déesse-mère? Les visages "aplatis", aux contours pleins et ronds comme la lune, les sourcils et les yeux particulièrement étirés, les lèvres menus légèrement esquissées, font sans doute écho aux descriptions de la beauté dans la poésie classique arabe et persane. Ces figures ne sont d'ailleurs, ni réelles, ni réalistes. L'objet n'est que l'idée de l'objet, un visage est une pure idée du visage.  Une oeuvre singulière à classer parmi les rares survivances d'une expression orientale de la "sculpture". Elle témoigne de la force d'un courant iconophile (passionné d'images) et iconosophe (spiritualisant la figuration) dans l'art arabe et musulman à la fin de son premier "âge d'or". - Musée Lella Hadria à Djerba ExploreFRAGMENT DE CÉRAMIQUE EN LUSTRE MÉTALLIQUE
Mésopotamie, Irak abbaside, 9  -10  siècle.
Dite céramique de Samarra. - Musée Lella Hadria à Djerba Explore
RM

geom36

PLAT À L'ARCHER. Perse, 9 -10 siècle. Scène de divertissement princier : un personnage debout, en vêtement ocellé, portant une couronne, bande son arc en direction d'un oiseau. Un deuxième oiseau gît au sol. Une aiguière et une coupe de vin sont posées sur un meuble évoquant un tracé graphique. À ses pieds, une fleur ou un arbre discoïde.La pratique de la chasse fut le passe-temps favori des princes. Pratiquée généralement, en expédition à cheval, et sur de longues périodes, où elle était associée à l'exercice militaire et aux mouvements de la cavalerie, la chasse pouvait aussi, comme dans ce plat, avoir lieu dans des jardins réservés, à l'image desparadesion de l'Antiquité. Elle est alors plus directement associée au festin,réunissant chasse, chant, vinet joutes poétiques. Le vin est, semble-t-il, servi dans une vaisselle de luxe laissant transparaître sa couleur. L'ensemble du décor n'est pas sans rappeler un poncif poétique arabo-persan, richesse, adresse, plaisir, nature et grand vin.

Referencegeom36
CategoryVilles et Régions / The Island of Djerba / Djerba Explore Park / Lalla Hadria Museum / Geometry and Shapes
LicenceRM — rights managed
Date taken2006
PhotographerNicolas Fauqué
Copyright© Images de Tunisie

No online payment: licensing is quoted individually based on usage, print run and duration of use.