TENTURE À DÉCOR DE RINCEAUX FLEURIS. Alger, 18  siècle.
Lin brodé de fil de soie polychrome à dominante violette. Aux extrémités, une rivière travaillée à  l'aiguille et exécutée en soie grège. En vogue à Alger, la teinte violette, issue du bois de campêche (importé d'Amérique), était très rare dans la broderie méditerranéenne. Chef-d'oeuvre de la broderie algérienne, cet ouvrage emprunte, en partie, son répertoire floral à l'herbier de la Turquie ottomane et sa composition, en gros rinceaux fleuris, à la Renaissance italienne. Une trace lointaine des puissantes compositions de l'art maghrébin almohade (12 - 13  siècle) n'est pas exclue.
Recherchée en Europe, l'exemplaire le plus ancien de la broderie d'Alger se trouve en France. Il pare aujourd'hui 'La vierge noire' de Notre-Dame-du-Pilier à la Cathédrale de Chartres.
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DOUBLE-PORTE À DÉCOR ÉTOILÉ. 
Maroc, 18   siècle.
L'abondance du bois au Maroc, rare dans les pays arabes, a permis la généralisation de son usage en architecture.
Toujours ouvragés, souvent peints, poutres, solives, corbeaux, linteaux, piliers, frises et portes se multiplient autant en intérieur qu'en extérieur. Il est dans les pièces, les patios, les façades et dans les passages couverts des ruelles et impasses. Une sculpture particulièrement riche en étoiles et arabesques caractérisaient les mosaïques de bois de l'époque mérinide. La porte exposée ici en hérite la composition étoilée mais réduite à un léger relief. Ses fonds sont décorés de polygones fleuris d'inspiration orientale. D'un effet particulièrement spectaculaire, dans les patios ou les jardins intérieurs des palais et riadh marocains, ce genre de double-porte donne accès à la salle de réception. Elle est souvent couronnée, d'une paire de corbeaux, en pavillon miniature, ornés ici de niches renfermant une fleur d'oeillet. Répondant aux crapaudines inférieurs aménagées dans le marbre, les goujons supérieurs venaient évoluer à l'intérieur de ses corbeaux, préalablement scellés au mur. Durant la saison froide, on se contentait d'ouvrir les portes basses.PANNEAU DE BOIS EN ALVÉOLES 'MUQARNAS'.
Maroc, Marrakech, 18  siècle.
Technique de composition géométrique d'origine persane. Le 'muqarnas' est un assemblage décoratif d'alvéoles et de 'stalactites' où se juxtaposent des niches et des parties de niches. Il s'est diffusé au Moyen-Orient et en Sicile et a connu son âge d'or au Maroc et en Andalousie (Palais de l'Alhambra à Grenade). Peu utilisé en Tunisie, il est appelé, comme au Maroc, "M'qarbas".
DOUBLE-PORTE À DÉCOR ÉTOILÉ. 
Maroc, 18   siècle.
L'abondance du bois au Maroc, rare dans les pays arabes, a permis la généralisation de son usage en architecture.
Toujours ouvragés, souvent peints, poutres, solives, corbeaux, linteaux, piliers, frises et portes se multiplient autant en intérieur qu'en extérieur. Il est dans les pièces, les patios, les façades et dans les passages couverts des ruelles et impasses. Une sculpture particulièrement riche en étoiles et arabesques caractérisaient les mosaïques de bois de l'époque mérinide. La porte exposée ici en hérite la composition étoilée mais réduite à un léger relief. Ses fonds sont décorés de polygones fleuris d'inspiration orientale. D'un effet particulièrement spectaculaire, dans les patios ou les jardins intérieurs des palais et riadh marocains, ce genre de double-porte donne accès à la salle de réception. Elle est souvent couronnée, d'une paire de corbeaux, en pavillon miniature, ornés ici de niches renfermant une fleur d'oeillet. Répondant aux crapaudines inférieurs aménagées dans le marbre, les goujons supérieurs venaient évoluer à l'intérieur de ses corbeaux, préalablement scellés au mur. Durant la saison froide, on se contentait d'ouvrir les portes basses.Musée Lella Hadria à Djerba ExploreMusée Lella Hadria à Djerba ExploreMusée Lella Hadria à Djerba Explore
RM

maghreb20

TENTURE À DÉCOR DE RINCEAUX FLEURIS. Alger, 18 siècle. Lin brodé de fil de soie polychrome à dominante violette. Aux extrémités, une rivière travaillée à l'aiguille et exécutée en soie grège. En vogue à Alger, la teinte violette, issue du bois de campêche (importé d'Amérique), était très rare dans la broderie méditerranéenne. Chef-d'oeuvre de la broderie algérienne, cet ouvrage emprunte, en partie, son répertoire floral à l'herbier de la Turquie ottomane et sa composition, en gros rinceaux fleuris, à la Renaissance italienne. Une trace lointaine des puissantes compositions de l'art maghrébin almohade (12 - 13 siècle) n'est pas exclue. Recherchée en Europe, l'exemplaire le plus ancien de la broderie d'Alger se trouve en France. Il pare aujourd'hui 'La vierge noire' de Notre-Dame-du-Pilier à la Cathédrale de Chartres.

Referencemaghreb20
CategoryVilles et Régions / The Island of Djerba / Djerba Explore Park / Lalla Hadria Museum / Arts of the Maghreb
LicenceRM — rights managed
Date taken2006
PhotographerNicolas Fauqué
Copyright© Nicolas Fauqué

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