EMBLÈME DE CONFRÉRIE RELIGIEUSE CHADHILIA  OU ISAOUIA. 
Tunis, 1302H/1884.
En cuivre ciselé, gravé d'une inscription. 
La forme de la  découpe et le couronnement en sphère côtelée et croissant  sont d'inspiration ottomane. Après la prière et le salut du prophète Mohammad, l'inscription reproduit deux célèbres vers extraits de la 'Burda', la Cape du prophète. Un poème à la gloire de Mohammad, composé  par al-Busaïri, chef de la confrérie Chadhilia d'Egypte(13  siècle). "Celui qui, par le prophète est soutenu, est à même d'immobiliser  les lions. Il a placé sa nation sous la protection des siens, tel le lion ses lionceaux". En Tunisie, l'attrait traditionnel qu'exerce la figure souveraine du lion, l'habitude d'agir sous le patronage du  prophète ont conféré à ce poème et plus particulièrement à ce passage une aura singulière. Les beys de la dynastie huseïnide (18 -20  siècle), qui étaient souvent membres ou protecteurs de la confrérie Chadhilia, les faisaient graver sur leur sceaux. Fondée en Tunisie par Abou al Hassan Chadhilî (Maroc 1196/ Egypte 1258), la Chadhilia, est à l'origine une voie d'une grande sobriété qui préconisait le dépouillement de l'âme humaine jusqu'à son extinction en dieu. Sans recourir aux techniques de l'ivresse spirituelle, elle insistait sur le 'resserrement en soi ' et le contrôle de sa 'dilatation'.
Dans la pratique, à Tunis où elle est encore suivie, il s'agit  d'une voie médiane, mondaine et spirituelle à la fois, ne reniant pas les agréments de la vie et donnant, de fait, refuge aux pratiques corporelles excentriques de la Isaouia. Les adeptes de la Isaouia, convaincus de leur insensibilité à la douleur, avalent des clous et des bris de verre et se transpercent le corps. La grotte de 'Sidi Bel Hassan Chadhilî ' est encore aujourd'hui l'objet d'une dévotion populaire. Lieu nimbé de mystères et chargé de miracles, il est selon les propres paroles de Chadhilî 'visitée la veille de © Images de Tunisie — watermarked preview

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LAMPE DE MOSQUÉE EN VERRE GRAVÉ ET DORÉ.
Syrie ottomane, 19  siècle.
Cette lampe de mosquée à trois anses, à panse globulaire et haut col évasé reproduit un modèle classique  connu en Egypte ou en Syrie durant la période mamelouke (14 siècle). La même forme caractérise une poterie du 10 siècle, trouvée à Raqqada en Ifrikya (Tunisie). Elle inspirera les céramistes d'Iznik en Turquie (16 siècle) et plus tard les verriers d'Europe et de Syrie (19 siècle).
À haute valeur symbolique, on la retrouve reproduite dans les portières de mosquée, les tapis de prière de Perse ou d'Anatolie où elle suggère un renvoi à un célèbre passage du Coran. Chapitre de La Lumière V.35. Voir tapis adjacent.
LAMPE DE MOSQUÉE EN VERRE GRAVÉ ET DORÉ.
Syrie ottomane, 19  siècle.
Cette lampe de mosquée à trois anses, à panse globulaire et haut col évasé reproduit un modèle classique  connu en Egypte ou en Syrie durant la période mamelouke (14 siècle). La même forme caractérise une poterie du 10 siècle, trouvée à Raqqada en Ifrikya (Tunisie). Elle inspirera les céramistes d'Iznik en Turquie (16 siècle) et plus tard les verriers d'Europe et de Syrie (19 siècle).
À haute valeur symbolique, on la retrouve reproduite dans les portières de mosquée, les tapis de prière de Perse ou d'Anatolie où elle suggère un renvoi à un célèbre passage du Coran. Chapitre de La Lumière V.35. Voir tapis adjacent.
LAMPE DE MOSQUÉE EN VERRE GRAVÉ ET DORÉ.
Syrie ottomane, 19  siècle.
Cette lampe de mosquée à trois anses, à panse globulaire et haut col évasé reproduit un modèle classique  connu en Egypte ou en Syrie durant la période mamelouke (14 siècle). La même forme caractérise une poterie du 10 siècle, trouvée à Raqqada en Ifrikya (Tunisie). Elle inspirera les céramistes d'Iznik en Turquie (16 siècle) et plus tard les verriers d'Europe et de Syrie (19 siècle).
À haute valeur symbolique, on la retrouve reproduite dans les portières de mosquée, les tapis de prière de Perse ou d'Anatolie où elle suggère un renvoi à un célèbre passage du Coran. Chapitre de La Lumière V.35. Voir tapis adjacent.
LAMPE DE MOSQUÉE EN VERRE GRAVÉ ET DORÉ.
Syrie ottomane, 19  siècle.
Cette lampe de mosquée à trois anses, à panse globulaire et haut col évasé reproduit un modèle classique  connu en Egypte ou en Syrie durant la période mamelouke (14 siècle). La même forme caractérise une poterie du 10 siècle, trouvée à Raqqada en Ifrikya (Tunisie). Elle inspirera les céramistes d'Iznik en Turquie (16 siècle) et plus tard les verriers d'Europe et de Syrie (19 siècle).
À haute valeur symbolique, on la retrouve reproduite dans les portières de mosquée, les tapis de prière de Perse ou d'Anatolie où elle suggère un renvoi à un célèbre passage du Coran. Chapitre de La Lumière V.35. Voir tapis adjacent.
LAMPE DE MOSQUÉE EN VERRE GRAVÉ ET DORÉ.
Syrie ottomane, 19  siècle.
Cette lampe de mosquée à trois anses, à panse globulaire et haut col évasé reproduit un modèle classique  connu en Egypte ou en Syrie durant la période mamelouke (14 siècle). La même forme caractérise une poterie du 10 siècle, trouvée à Raqqada en Ifrikya (Tunisie). Elle inspirera les céramistes d'Iznik en Turquie (16 siècle) et plus tard les verriers d'Europe et de Syrie (19 siècle).
À haute valeur symbolique, on la retrouve reproduite dans les portières de mosquée, les tapis de prière de Perse ou d'Anatolie où elle suggère un renvoi à un célèbre passage du Coran. Chapitre de La Lumière V.35. Voir tapis adjacent.
LAMPE DE MOSQUÉE EN VERRE GRAVÉ ET DORÉ.
Syrie ottomane, 19  siècle.
Cette lampe de mosquée à trois anses, à panse globulaire et haut col évasé reproduit un modèle classique  connu en Egypte ou en Syrie durant la période mamelouke (14 siècle). La même forme caractérise une poterie du 10 siècle, trouvée à Raqqada en Ifrikya (Tunisie). Elle inspirera les céramistes d'Iznik en Turquie (16 siècle) et plus tard les verriers d'Europe et de Syrie (19 siècle).
À haute valeur symbolique, on la retrouve reproduite dans les portières de mosquée, les tapis de prière de Perse ou d'Anatolie où elle suggère un renvoi à un célèbre passage du Coran. Chapitre de La Lumière V.35. Voir tapis adjacent.
RM

sacre08

EMBLÈME DE CONFRÉRIE RELIGIEUSE CHADHILIA OU ISAOUIA. Tunis, 1302H/1884. En cuivre ciselé, gravé d'une inscription. La forme de la découpe et le couronnement en sphère côtelée et croissant sont d'inspiration ottomane. Après la prière et le salut du prophète Mohammad, l'inscription reproduit deux célèbres vers extraits de la 'Burda', la Cape du prophète. Un poème à la gloire de Mohammad, composé par al-Busaïri, chef de la confrérie Chadhilia d'Egypte(13 siècle). "Celui qui, par le prophète est soutenu, est à même d'immobiliser les lions. Il a placé sa nation sous la protection des siens, tel le lion ses lionceaux". En Tunisie, l'attrait traditionnel qu'exerce la figure souveraine du lion, l'habitude d'agir sous le patronage du prophète ont conféré à ce poème et plus particulièrement à ce passage une aura singulière. Les beys de la dynastie huseïnide (18 -20 siècle), qui étaient souvent membres ou protecteurs de la confrérie Chadhilia, les faisaient graver sur leur sceaux. Fondée en Tunisie par Abou al Hassan Chadhilî (Maroc 1196/ Egypte 1258), la Chadhilia, est à l'origine une voie d'une grande sobriété qui préconisait le dépouillement de l'âme humaine jusqu'à son extinction en dieu. Sans recourir aux techniques de l'ivresse spirituelle, elle insistait sur le 'resserrement en soi ' et le contrôle de sa 'dilatation'. Dans la pratique, à Tunis où elle est encore suivie, il s'agit d'une voie médiane, mondaine et spirituelle à la fois, ne reniant pas les agréments de la vie et donnant, de fait, refuge aux pratiques corporelles excentriques de la Isaouia. Les adeptes de la Isaouia, convaincus de leur insensibilité à la douleur, avalent des clous et des bris de verre et se transpercent le corps. La grotte de 'Sidi Bel Hassan Chadhilî ' est encore aujourd'hui l'objet d'une dévotion populaire. Lieu nimbé de mystères et chargé de miracles, il est selon les propres paroles de Chadhilî 'visitée la veille de

Referencesacre08
CategoryVilles et Régions / The Island of Djerba / Djerba Explore Park / Lalla Hadria Museum / The Sacred
LicenceRM — rights managed
Date taken2006
PhotographerNicolas Fauqué
Copyright© Images de Tunisie

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