22 janvier 2016 : Amina et sa mère nous reçoivent dans leur petite boutique de frippes et de bricoles ménagères. Depuis une semaine, à cause de la tension, le père d’Amira lui défend de se rendre à l’école dans le centre. Trop dangereux. La jeune fille de 18 ans passe donc ses journées à Karma à contempler les moutons manger les sacs plastique et les ordures qui s’amoncellent. Amira n’a pas le droit de s’aventurer trop loin dans le quartier. Ordre de sa mère, cette fois. Cette dernière qui tient une minuscule boutique, veut l’avoir à portée de regard : «Amira, je ne veux pas qu’elle subisse du harcèlement dans la rue à cause des jeunes. Ses deux frères m’inquiètent aussi. Leur père les a autorisés à aller à l’école mais elle ferme l’après-midi. Je ne veux pas qu’ils en profitent pour aller manifester, ni pour se faire approcher par des terroristes.» L’ombre jihadiste est devenue source de terreur ou d’aubaine pour les familles pauvres de Kasserine.© Images de Tunisie — aperçu filigrané

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22 janvier 2016 : un jeune d'Ezzouhour, quartier populaire sur les hauteurs de Kasserine, nous raconte sa colère, son ennui quotidien, son désarroi. Cette semaine ils se sont affrontés durant deux soirées avec la police, mais très vite les habitants ont appelé au calme et à la sérenité. Aucun pillage n'a été recensé à Kasserine.22 janvier 2016 : entre les célébres cités populaires et révolutionnaires de Ezzouhour et Ennour sur les hauteurs de Kasserine, les quartiers continuent de se développer de façon anarchique. Le quartier de Karma est un des quartiers les plus deshérités, la populattion vit au milieu des poubelles et attend encore le raccordement à l'eau pour certains. Au loin le Mont Chambi domine l'horizon et rapelle la présence et le danger du terrorisme.22 janvier 2016 : entre les célébres cités populaires et révolutionnaires de Ezzouhour et Ennour sur les hauteurs de Kasserine, les quartiers continuent de se développer de façon anarchique. Le quartier de Karma est un des quartiers les plus deshérités, la populattion vit au milieu des poubelles et attend encore le raccordement à l'eau pour certains. Au loin le Mont Chambi domine l'horizon et rapelle la présence et le danger du terrorisme.22 janvier 2016 : entre les célébres cités populaires et révolutionnaires de Ezzouhour et Ennour sur les hauteurs de Kasserine, les quartiers continuent de se développer de façon anarchique. Le quartier de Karma est un des quartiers les plus deshérités, la populattion vit au milieu des poubelles et attend encore le raccordement à l'eau pour certains. Au loin le Mont Chambi domine l'horizon et rapelle la présence et le danger du terrorisme.22 janvier 2016 : entre les célébres cités populaires et révolutionnaires de Ezzouhour et Ennour sur les hauteurs de Kasserine, les quartiers continuent de se développer de façon anarchique. Le quartier de Karma est un des quartiers les plus deshérités, la populattion vit au milieu des poubelles et attend encore le raccordement à l'eau pour certains. Au loin le Mont Chambi domine l'horizon et rapelle la présence et le danger du terrorisme.22 janvier 2016 : entre les célébres cités populaires et révolutionnaires de Ezzouhour et Ennour sur les hauteurs de Kasserine, les quartiers continuent de se développer de façon anarchique. Le quartier de Karma est un des quartiers les plus deshérités, la populattion vit au milieu des poubelles et attend encore le raccordement à l'eau pour certains. Au loin le Mont Chambi domine l'horizon et rapelle la présence et le danger du terrorisme.
RM

M33-388

22 janvier 2016 : Amina et sa mère nous reçoivent dans leur petite boutique de frippes et de bricoles ménagères. Depuis une semaine, à cause de la tension, le père d’Amira lui défend de se rendre à l’école dans le centre. Trop dangereux. La jeune fille de 18 ans passe donc ses journées à Karma à contempler les moutons manger les sacs plastique et les ordures qui s’amoncellent. Amira n’a pas le droit de s’aventurer trop loin dans le quartier. Ordre de sa mère, cette fois. Cette dernière qui tient une minuscule boutique, veut l’avoir à portée de regard : «Amira, je ne veux pas qu’elle subisse du harcèlement dans la rue à cause des jeunes. Ses deux frères m’inquiètent aussi. Leur père les a autorisés à aller à l’école mais elle ferme l’après-midi. Je ne veux pas qu’ils en profitent pour aller manifester, ni pour se faire approcher par des terroristes.» L’ombre jihadiste est devenue source de terreur ou d’aubaine pour les familles pauvres de Kasserine.

RéférenceM33-388
CatégorieActualités / 2016 / M33-350 Quartier Karma à Kasserine 22012016
LicenceRM — droits gérés
Date de prise de vue2016
PhotographeNicolas Fauqué
Copyright© Images de Tunisie

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