© Images de Tunisie — aperçu filigranéEMBLÈME DE CÉRÉMONIE RELIGIEUSE. Perse, qadjar, 19 siècle. Acier incrusté d'argent. Cette figure représentant un génie malfaisant évoque autant le 'diable' que la part diabolique qui est dans le coeur des hommes. Par extrême piété, certains religieux n'hésitaient pas à l'utiliser comme attribut, rappellant à eux-mêmes et à leurs disciples la fragilité de la condition humaine. Le combat contre le mal est un thème caractéristique du théâtre religieux chîite, le 'tazié '. En Tunisie où règna pourtant une dynastie chîite, les Fatimides, le chîisme ne résista pas face à l'enracinement populaire de l'Islam sunnîte, dit orthodoxe. De ce passé des traces ont néanmoins subsisté auxquelles il faut additionner une vénération due à la famille du prophète. La figure de 'Alî', gendre du Prophète, ornait jusqu'au milieu du 20 siècle, ex-voto et images populaires. On voyait Alî, muni de son sabre légendaire, livrant bataille à un être hybride, tête à deux cornes, dit 'ras el-ghoul ', 'tête d'ogre'
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